Nouveau pick-up Santana : il cache une étonnante origine chinoise !

Sans faire de bruit, une ancienne marque espagnole revient dans la course automobile. Et son tout nouveau pick-up cache une origine inattendue : la Chine. Que se passe-t-il chez Santana ? Pourquoi ce retour, et d’où vient vraiment ce Santana 400 ? On vous dit tout.

Santana 400 : un retour bien espagnol… mais à moitié chinois

Santana, constructeur espagnol bien connu durant les années 80 pour avoir produit sous licence des modèles Suzuki, revient aujourd’hui avec une offre moderne : un pick-up double cabine de plus de 5,5 mètres, baptisé Santana 400.

Ce véhicule sera construit à Linares, en Espagne, marquant un retour industriel dans le pays. Mais sa base technique trahit des racines étrangères : le modèle reprend à l’identique les éléments du Dongfeng Z9 fabriqué en Chine, également commercialisé sous le nom de Nissan Frontier Pro via une coentreprise locale entre Dongfeng et Nissan.

Un design et des technologies importés

Ce renouveau ne cache pas ses inspirations. Le Santana 400 adopte le design extérieur et intérieur de ses cousins chinois. Les lignes robustes sont conservées, et à l’intérieur, les premiers visuels laissent entrevoir un habitacle soigné, presque haut de gamme.

Motorisations : diesel ou hybride rechargeable

Deux versions techniques sont proposées, toutes basées sur des mécaniques déjà éprouvées en Chine :

  • Santana 400D : moteur diesel 2,3 litres, 190 chevaux, 500 Nm de couple
  • 0 à 100 km/h en 9,1 secondes, vitesse maxi : 170 km/h
  • Capacité de remorquage : 3 200 kg
  • Santana 400 PHEV : moteur essence 1,5 litre, couplé à un moteur électrique
  • Batterie : 32 kWh
  • Puissance totale : 429 chevaux
  • 0 à 100 km/h en 6,5 secondes, vitesse maxi : 170 km/h
  • Autonomie en mode électrique : 120 km
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Un positionnement tarifaire agressif

En Espagne, le Santana 400 débute à 29 900 € pour la version diesel. La version hybride rechargeable demande un budget nettement supérieur avec un prix de départ à 44 700 €.

C’est un tarif compétitif, surtout pour un véhicule aussi polyvalent, capable à la fois de tracter, de transporter et de rouler en mode zéro émission sur une distance significative.

Une ambition internationale mesurée

Pour l’instant, Santana vise une distribution dans plusieurs pays frontaliers :

  • Espagne (marché domestique)
  • Andorre
  • Portugal
  • Gibraltar
  • Italie

La France n’est pas encore évoquée officiellement. Mais le modèle hybride PHEV pourrait trouver sa place, contrairement au diesel qui risquerait d’être pénalisé par le bonus-malus écologique pour les véhicules thermiques à double cabine.

Des projets futurs avec BAIC

Santana ne s’arrête pas là. Deux autres modèles sont prévus, eux aussi basés sur des produits chinois, cette fois issus du constructeur BAIC. Ces futurs véhicules seront également en partie assemblés en Espagne, mais seule la production du Santana 400 bénéficierait d’un cycle d’assemblage complet sur le sol espagnol.

Une renaissance sous conditions

Le retour de Santana est audacieux. Il repose sur une collaboration étroite avec des industriels chinois et une stratégie de production hybride : composants chinois, fabrication locale. Ce mélange peut-il séduire les acheteurs européens ? Tout dépendra de la réception du public face à une marque historique modernisée par la mondialisation.

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Lucie R.
Lucie R.

Passionnée par l'automobile, Lucie R. est experte en recyclage de pièces automobiles. Elle partage ses connaissances pour sensibiliser ses lecteurs à l'importance de l'économie circulaire et de la préservation de l'environnement.