Une nouvelle étape s’annonce pour BYD. Le géant chinois de l’automobile accélère son implantation en Europe et prépare une véritable surprise : une berline compacte hybride rechargeable spécialement conçue pour le marché européen. À la clé, un modèle entièrement repensé, bien loin des véhicules massifs habituellement proposés en Chine.
Un tournant stratégique pour BYD en Europe
Après une entrée timide sur le marché européen, BYD a su rebondir en 2025 grâce à plusieurs atouts clés : un réseau commercial renforcé et l’arrivée de nouveaux modèles hybrides rechargeables. Les résultats sont clairs : la marque connaît enfin la croissance attendue. Et pour continuer sur cette lancée, le constructeur prévoit un changement de cap décisif.
Il s’apprête à lancer son premier véhicule spécialement développé pour l’Europe. Une grande première pour BYD, dont tous les modèles étaient jusqu’à présent pensés d’abord pour la Chine.
Une berline compacte pensée pour plaire aux Européens
Longtemps concentré sur les SUV, BYD commence à s’intéresser sérieusement aux formats plus prisés sur notre continent. La nouvelle venue ? Une berline compacte du segment C, conçue pour affronter des références bien établies comme la Volkswagen Golf, la Peugeot 308 ou l’Opel Astra.
Les modèles chinois actuels, comme la Seal 6 GT avec ses plus de 4,60 mètres de long, sont tout simplement trop grands pour séduire largement en Europe. Pour s’adapter, BYD mise cette fois sur un gabarit plus raisonnable, compris entre 4,30 et 4,40 mètres.
Une base connue, mais un modèle inédit : la Dolphin G
Cette nouvelle berline repose sur la plateforme de la BYD Dolphin, déjà vendue sur le segment B. Mais attention, pas question ici de simple recyclage. Contrairement à l’Atto 2, qui a été décliné en version hybride (DM-i), ce nouveau projet ira plus loin.
Nom de code interne : Dolphin G. Il ne s’agit pas d’une simple Dolphin PHEV mais bien d’un véhicule entièrement retravaillé, avec des dimensions, un look et une philosophie mieux adaptés à l’Europe. L’occasion aussi de corriger les défauts d’ergonomie ou de finition souvent critiqués sur la version actuelle, conçue à l’origine comme une petite citadine.
Une motorisation hybride rechargeable issue de l’Atto 2 DM-i
La Dolphin G reprendra le système hybride rechargeable déjà utilisé dans l’Atto 2 DM-i. Cela signifie une autonomie en mode 100% électrique de l’ordre de 100 km, ce qui la place dans le haut du panier des PHEV du marché.
Ce moteur hybride repose sur la technologie DM-i (Dual Mode – Intelligent) de BYD. Cette solution privilégie généralement une conduite majoritairement électrique pour les trajets quotidiens, avec un moteur thermique qui prend le relais sur longue distance.
Fabriquée en Europe : un avantage compétitif majeur
Autre point fort de cette nouvelle berline : elle sera assemblée directement en Europe, dans l’usine BYD en Hongrie. Elle deviendra ainsi le troisième modèle produit sur le continent après la Dolphin Surf et l’Atto 2.
Cet ancrage local permettra à la marque de réduire ses délais de livraison, de mieux contrôler ses coûts logistiques, et peut-être même d’échapper à certaines taxes douanières. Un détail qui pourrait faire la différence face à des modèles européens déjà bien établis.
Un signal fort envoyé au marché
En lançant la Dolphin G, BYD confirme qu’il ne vient pas juste tâter le terrain en Europe. Le message est clair : le constructeur veut s’installer durablement et séduire une nouvelle génération d’automobilistes européens. Des voitures plus compactes, plus efficientes, et surtout pensées dès le départ pour répondre aux goûts et besoins du vieux continent.
Reste à voir si cette Dolphin G parviendra à s’imposer dans un segment très concurrentiel, face à des icônes bien installées. Mais une chose est sûre : BYD ne joue plus les seconds rôles.




