Et si la légende revenait ? Dans un paysage automobile de plus en plus électrifié, voilà qu’une lueur d’espoir s’allume pour les amateurs de petites sportives thermiques : la Renault Clio RS pourrait faire son retour. Oui, vous avez bien lu. Et non, ce n’est pas une blague.
Un contexte favorable à un retour inattendu
Depuis l’arrêt de la Clio 4 RS en 2018, la marque au losange n’avait plus de modèle RS dans son catalogue. Pourtant, la passion n’est jamais vraiment morte du côté des fans. Et les bruits de couloir se font de plus en plus insistants.
Le contexte réglementaire commence à évoluer. L’Union européenne envisage de repousser l’interdiction des moteurs thermiques, initialement prévue pour 2035. Certains parlent d’un délai supplémentaire de 5 ans, ce qui donnerait plus d’oxygène à des projets comme une nouvelle Clio RS essence.
Pourquoi Renault pourrait relancer une Clio RS thermique
Renault a déjà toute la base technique nécessaire. Le moteur 1.2 turbo adapté à la norme Euro 7 est en préparation, poussé à environ 160 chevaux. Même si cela ressemble plus à une version GT qu’à une vraie RS, une évolution est possible pour toucher les 200 chevaux, voire plus.
Des marques comme Mini continuent de proposer des modèles thermiques sportifs sans être massacrées par le malus. À titre d’exemple, un malus de 3 000 à 5 000 € reste envisageable pour une clientèle passionnée, surtout si le tarif de base reste juste en dessous des 40 000 €.
Une voiture pour les puristes avant tout
Autre argument à ne pas négliger : le plaisir de conduite. De nombreux conducteurs ne se retrouvent pas dans les voitures électriques. Trop aseptisées, trop silencieuses, trop prévisibles. Ce que l’on aime dans une RS, ce sont les vibrations, les bruitages rageurs, et cette sensation d’être connecté à la machine.
La Clio RS, c’était ça. Un moteur qui pousse, une boîte manuelle réactive, un châssis affuté et un tempérament explosif. Les tentatives d’électrification ou d’hybridation sportive n’ont jamais su retrouver cette alchimie. Il suffit de penser à la Peugeot 508 PSE ou l’Alpine A290 à venir : très technos, mais souvent critiquées pour leur manque de caractère.
Les limites et les interrogations autour d’un retour
Évidemment, tout n’est pas gagné. Aujourd’hui, les exigences sur les émissions de CO2 (norme CAFE et malus éco) rendent la tâche complexe. De plus, Renault est engagé dans une stratégie d’électrification ambitieuse via son pôle Mobilize (ponctuellement mis en pause, mais toujours mentionné).
Sans compter le facteur prix : entre 35 000 et 40 000 € hors malus pour une citadine sportive thermique, ça reste élitiste. Et cela sans garantir que la transmission sera manuelle ou que le moteur sera véritablement excitant. Le risque ? Une voiture lourde, fade, surjouant la sportivité sans l’âme.
Une bombe de niche, mais une bombe quand même
Ce qui est clair, c’est que la Clio RS actuelle ne pourrait pas être produite en série massive. Ce serait probablement une édition limitée. Mais cela suffirait à faire vibrer une communauté fidèle, avide de sensations « à l’ancienne ».
Et puis, le marché ne demande pas forcément des volumes. Il demande du caractère. Des Lancia Ypsilon HF, des Alfa Junior Veloce ou des Swift Sport trouvent encore leur public. Alors pourquoi pas une Clio RS, bien pensée et bien dosée ?
Conclusion : un dernier baroud d’honneur ?
La Clio RS thermique pourrait être la dernière du genre. Une barrière avant l’électrification massive, une réponse romantique à une époque trop rationnelle. Son retour n’est pas encore confirmé, mais il est plausible. Et surtout, il serait hautement symbolique.
Pour Renault, ce serait un pari audacieux. Pour les passionnés, une bouffée d’air. Et pour la route ? Une promesse de frissons.




